Dégazage de canalisation
L'essentiel
Le dégazage d'une canalisation ou d'un ouvrage d'assainissement consiste à mesurer l'atmosphère d'un regard, d'une fosse, d'une cuve ou d'un collecteur, puis à la renouveler par ventilation forcée avant d'y travailler. Il protège les intervenants et les occupants des gaz de fermentation, dont l'INRS cite l'hydrogène sulfuré et le méthane parmi les plus dangereux.
Les matières organiques qui séjournent dans un réseau fermentent, et cette fermentation dégage des gaz. L'INRS décrit l'hydrogène sulfuré, aussi appelé sulfure d'hydrogène, comme formé « par fermentation anaérobie des substances organiques les plus diverses », et le signale notamment dans les égouts et les fosses d'aisance. Le risque grandit là où l'air ne circule pas : fosse septique ou fosse toutes eaux, poste de relevage, bac à graisse, collecteur en sous-sol, regard profond resté fermé. Le dégazage de canalisation rend cette atmosphère connue et respirable avant qu'on y engage un geste ou une personne.
C'est une opération de sécurité, pas une prestation de confort. L'odeur d'égout qui remonte dans une salle de bains par un siphon sec relève du traitement des remontées d'odeurs dans le logement, qui se règle par la garde d'eau et la ventilation des chutes. Le dégazage, lui, précède l'ouverture d'un ouvrage confiné et le travail qu'on y mène : pompage d'une fosse ou d'une cuve, entretien d'une pompe de relevage en fosse, intervention dans le collecteur d'un parking ou d'un site industriel.
Nous réalisons cette mise en sécurité avant d'intervenir sur un ouvrage fermé, à Paris et en Île-de-France, et nous l'expliquons aux occupants, aux gardiens et aux gestionnaires concernés, parce que le risque ne s'arrête pas à l'intervenant. Une cave où un regard est ouvert, un local technique qui abrite une cuve, une cour où l'on pompe une fosse sont des lieux où un habitant peut passer. La mesure, la ventilation et le balisage les concernent aussi.
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Hydrogène sulfuré dans un réseau : pourquoi l'odeur d'œuf pourri ne protège personne
L'hydrogène sulfuré a une odeur caractéristique d'œuf pourri, que la fiche toxicologique n° 32 de l'INRS, édition de février 2024, dit décelable à de très faibles concentrations, de 0,02 à 0,1 ppm. On pourrait croire que cette odeur suffit à donner l'alerte. La même fiche indique le contraire : le gaz provoque une « anesthésie de l'odorat au-dessus de 100 ppm », et elle recommande de « ne pas se fier à l'odeur ».
Une odeur forte qui disparaît brusquement n'est donc pas une bonne nouvelle. En cas d'exposition aiguë par inhalation, l'INRS décrit une irritation des yeux et des voies respiratoires et des effets sur le système nerveux central pouvant aller jusqu'au coma. Pour l'exposition au travail, la valeur limite réglementaire contraignante est fixée en France à 5 ppm sur huit heures et à 10 ppm à court terme. Ces seuils ne se vérifient qu'avec un détecteur, jamais au nez.
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Décrivez l'ouvrage à ouvrir, son emplacement et son accès : nous préparons la mesure et la ventilation avant de venir.
Mesurer, ventiler, surveiller : l'ordre des gestes d'un dégazage avant intervention
Le premier geste est la mesure, faite depuis l'extérieur avant toute descente, avec un détecteur de gaz. L'INRS demande que les intervenants disposent de « détecteurs de gaz avec alarme, fiables, régulièrement étalonnés et contrôlés », et il compte parmi les causes d'accident l'insuffisance du contrôle d'atmosphère avant et pendant l'intervention. Le détecteur ne quitte donc pas l'ouvrage pendant le travail, car l'INRS rappelle que des déversements imprévisibles peuvent survenir dans un réseau, et qu'un gaz non analysable par l'appareil peut se dégager de façon imprévue.
Le deuxième geste est la ventilation forcée. Selon l'INRS, l'atmosphère d'un réseau d'assainissement est à considérer comme « non maîtrisée en raison des mouvements d'air aléatoires », et une ventilation permanente y est recommandée, qui apporte de l'air neuf au plus près des voies respiratoires des intervenants, avec une vitesse de balayage d'au moins 0,30 mètre par seconde dans la zone de travail. L'hydrogène sulfuré étant en outre plus lourd que l'air, ouvrir le tampon ne suffit pas à assainir une fosse ou un regard profond : l'air doit y être renouvelé mécaniquement.
Le troisième geste est la surveillance. L'INRS demande qu'un surveillant extérieur soit désigné, que les intervenants soient formés et aient reçu une autorisation de travail en espace confiné, et qu'un permis de pénétrer les informe des dangers propres à l'installation. Son dossier consacré aux espaces confinés renvoie à la recommandation R 447, « Prévention des accidents lors des travaux en espaces confinés ».
Cave, cour, local technique : protéger les occupants pendant le dégazage d'un ouvrage
Le risque gazeux ne concerne pas que l'intervenant. Dans un immeuble, le regard ouvert se trouve souvent dans une cave commune, une cour ou un local à poubelles que les habitants traversent ; dans une maison, la fosse est au jardin, à portée des enfants et des animaux. Avant d'ouvrir, nous balisons la zone et prévenons le gardien ou le gestionnaire, pour que personne ne s'approche de l'ouverture tant que l'ouvrage n'est pas refermé.
L'air extrait de l'ouvrage est rejeté à l'extérieur, du côté opposé aux soupiraux, aux fenêtres et aux entrées d'air des logements. Dans une cave sans ouverture sur l'extérieur, l'accès est fermé aux occupants pendant toute l'intervention. Une fois le travail terminé, les tampons sont reposés et vérifiés, car un regard mal refermé laisse remonter les odeurs du réseau et expose quiconque marche dessus.
Lorsqu'une forte odeur persiste dans un sous-sol en dehors de toute intervention, la page consacrée à l'odeur d'égout qui persiste dans un sous-sol décrit les causes possibles et les vérifications à faire. Si cette odeur s'accompagne de maux de tête, de vertiges ou d'un malaise, quittez les lieux et appelez les secours avant toute autre démarche.
Fosses, postes de relevage, collecteurs : les ouvrages que nous dégazons avant d'y travailler
Le dégazage précède toute intervention dans un ouvrage fermé où des matières organiques ont séjourné.
- Fosse septique et fosse toutes eaux avant pompage
- Poste de relevage en fosse avant entretien ou dépannage
- Bac à graisse ou séparateur resté fermé longtemps
- Collecteur d'immeuble en sous-sol et regards profonds
- Cuve ou puisard dans un local technique sans aération
- Réseau de parking souterrain ou de site industriel
- Ouvrage rouvert après une longue période d'arrêt
Mesurer avant d'ouvrir, ventiler jusqu'à la fermeture : le déroulé d'un dégazage
Le dégazage suit le même ordre sur chaque ouvrage, et il dure aussi longtemps que l'intervention qu'il protège.
1. Mesure de l'atmosphère de l'ouvrage avant ouverture
Le détecteur, vérifié avant usage, mesure l'atmosphère depuis l'extérieur, par l'entrebâillement du tampon. Tant que l'alarme se déclenche, personne ne s'engage.
2. Balisage et information des occupants autour de l'ouvrage
La zone autour de l'ouverture est balisée et les occupants concernés sont prévenus. Les accès à la cave ou au local sont organisés pour que personne ne s'approche de l'ouvrage.
3. Ventilation forcée de l'ouvrage à dégazer
Un ventilateur renouvelle l'air de l'ouvrage et l'extrait vers l'extérieur. La mesure est refaite une fois l'air renouvelé, et la ventilation reste en marche pendant tout le travail.
4. Surveillance continue jusqu'à la fermeture de l'ouvrage
Le détecteur reste en place pendant l'intervention, et un intervenant demeure à l'extérieur. L'ouvrage est refermé et ses tampons vérifiés avant que le balisage soit levé.
Ce qui fait varier le coût d'un dégazage d'ouvrage d'assainissement
Le coût d'un dégazage dépend de l'ouvrage et de la durée de l'intervention qu'il protège ; le devis écrit indique s'il est compris dans cette intervention ou chiffré à part.
- Le volume et la profondeur de l'ouvrage à ventiler
- La durée de l'intervention pendant laquelle la ventilation reste en marche
- L'accès à l'ouvrage : cave, cour, local technique ou voirie
- Le nombre d'ouvrages à ouvrir sur le même site
- Les contraintes d'occupation : immeuble habité, établissement ouvert au public, site en activité
Préparer une intervention avec dégazage : délai de venue et garantie appliqués
Le dégazage s'intègre à l'intervention qu'il prépare ; nos engagements de délai et de garantie figurent ci-dessous.
Intervention sous 2 heures, partout en Île-de-France.
Intervention garantie un an.
Les départements où nous intervenons sur des ouvrages à dégazer
Nous intervenons sur les ouvrages fermés à Paris et dans les départements suivants.
Odeur d'œuf pourri, fosse, poste de relevage, voisinage : le dégazage des réseaux expliqué
Ces questions viennent des occupants, des gardiens et des gestionnaires qui voient ouvrir un ouvrage d'assainissement.
Une odeur d'œuf pourri dans une cave est-elle dangereuse ?
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Faire établir un devis
Pour toute intervention sur une fosse, un poste ou un collecteur fermé, l'atmosphère est contrôlée avant le premier geste.